Bonjour, je m’appelle Otto. Je vais vous raconter mon expérience de télétravail, une semaine après avoir commencé mon stage à l’OFCI lorsque le confinement a débuté.

Je fais mes études en Allemagne et pour pouvoir terminer mon cursus universitaire, je dois réaliser un semestre de stage à l’étranger. C’est ainsi qu’après beaucoup de recherches et de difficultés, j’ai trouvé l’OFCI et son offre de stage a immédiatement attiré mon attention. La possibilité d’orienter le stage dans la direction qui m’intéressait tout en m’impliquant dans des événements locaux et en ayant la chance de participer moi-même aux échanges de jeunes Erasmus+ étaient des choses que je ne pouvais pas laisser passer. Après avoir fait ma demande et franchi toutes les étapes, j’étais donc extrêmement heureux de commencer mon stage et de faire partie de l’OFCI.

Je suis arrivé le 9 Mars 2020 à Roubaix et je me souviens qu’après avoir été présenté à mes nouveaux collègues et avoir découvert mon nouveau lieu de travail, quelqu’un a fait une blague, me demandant si j’avais apporté le Coronavirus en France. Ne jugez pas trop sévèrement notre humour, à ce moment là, personne ne s’attendait aux proporitions que la crise allait prendre.

Comme tout le monde s’en souvient sûrement, j’ai été étonné de la rapidité avec laquelle tout s’est déroulé. Les premiers signaux d’alarme que Nous avons reçu durant cette semaine les premières mises en garde lorsque d’autres stagiaires ont reçu des informations sur la fermeture de leur université et des instructions détaillées pour continuer à suivre des cours en ligne pendant une période indéterminée. Puis, à un moment donné, Callum, notre stagiaire du Royaume-Uni, s’est vu forcé par son université à retourner dans son pays d’origine et à poursuivre son stage en télétravail.

À ce moment-là, nous ne savions pas grand-chose… Lorsque nous nous sommes dit au revoir ce vendredi-là, nous nous attendions à nous revoir dans une semaine ou deux. En un clin d’oeil, nous avons pourtant été dans l’obligation de travailler depuis chez nous pendant 2 mois.

J’en étais donc à ma deuxième semaine de travail, assis dans ma chambre avec mon ordinateur portable sur la table à réfléchir : « Comment diable me suis-je retrouvé dans cette situation ? ». Pendant les premières semaines, j’étais encore en train d’apprendre à connaître l’organisation et le fait de ne pas être au bureau a rendu plus difficile l’adaptation à mon nouveau stage. Cependant, j’ai commencé par écrire quelques articles que je pensais pouvoir être intéressants pour toute personne liée à l’OFCI, comme par exemple « Confiné à la Maison ? 5 Séries pour Voyager Loin ! ».

J’ai également travaillé avec l’équipe sur certaines améliorations de notre site web et avec le temps, j’ai commencé à me sentir plus à l’aise avec la situation. Avoir quelque chose à faire pendant le confinement était très important pour moi et le télétravail m’a beaucoup aidé à me distraire et à me concentrer sur autre chose que la situation dramatique en train de se dérouler aux quatre coins du Monde. Pendant cette période, j’ai aussi beaucoup appris sur mes habitudes de travail et sur le fait que j’ai parfois besoin de pauses créatives pour améliorer mes performances (au fait, apprendre à jouer de la guitare était la meilleure idée que j’ai pu avoir pendant le Confinement).

Grâce à l’idée de l’OFCI de lancer un nouveau système thématique saisonnier, j’ai pu créer plus de contenu et ce plus rapidement. Après avoir régulièrement créé des posts, on m’a même confié la responsabilité de publier sur les différents réseaux sociaux au nom de l’association. Ce fut une belle surprise pour moi car cela m’a permis de voir mes progrès en matière de design et de communication, deux domaines dans lesquels je n’avais jamais travaillé auparavant.

Le point culminant de mon travail pendant le confinement a cependant été lorsque l’on m’a confié la conception du nouveau flyer promotionnel de l’OFCI. J’ai apprécié chaque seconde, et voir le résultat final, m’a fait comprendre tous les progrès que j’ai accompli depuis le début de mon stage.

Après deux mois très difficiles, je m’étais habitué à travailler à la maison, mais à un moment donné, nous avons dû retourner au bureau. C’est ainsi que nous sommes revenus le 18 mai, plus de deux mois après le début du confinement. Le retour au bureau a également été difficile car j’ai dû m’habituer à me lever plus tôt et à prendre les transports publics tous les jours, mais tout ce qui me rappelle le monde d’avant cette pandémie est plus que bienvenu.

Aujourd’hui, lorsque j’écris ces lignes, cela fait trois mois que j’ai commencé mon stage et, à deux mois de la fin, je peux dire avec certitude que cette expérience m’a beaucoup appris sur moi-même ainsi que sur mes habitudes de travail et sur le fonctionnement d’une association comme l’OFCI. Je suis désormais sûr que mon expérience de stage va s’améliorer jour après jour !

Otto Gerlinger Velázquez, stagiaire à l’OFCI