La loi Israëlienne sur le retour des réfugiés

“Elle définit un « Absent » comme une personne qui « pendant la période du 29 novembre 1947 au 1er septembre 1948, se trouvait quelque part ailleurs du territoire d’Israël. la loi sur les « propriétés des absents » permet la saisie des biens de toute personne « absente ».”


Exif_JPEG_PICTUREEn Janvier 2014, l’OFCI annonçait le lancement d’un projet au Liban afin d’apporter du matériel paramédical aux réfugiés palestiniens et syro-palestiniens du camp d’Ain Al Hilweh.

Nous avons le plaisir de vous annoncer que la mission qui a eu lieu là-bas en Septembre 2014 s’est passée dans les meilleures conditions pour les 4 membres de l’OFCI qui ont décidé de s’investir à 100% à la bonne réalisation de ce projet.

Premier constat pour nous lorsqu’il s’agit de parler de cette mission: impossible de savoir par où commencer tant la richesse de celle-ci était titanesque.

Commençons donc par remercier toutes les personnes sans qui cette visite de 6 camps de réfugiés palestiniens au Liban n’aurait pas été possible : le Dr. Mohamed Salem, président de Palmed Europe qui s’est assuré de préparer notre venue auprès de ses contacts palestiniens au Liban, le CLAP Intercommunal et l’OTTJ qui ont co-financés la mission, Asef Moussa, coordinateur de Palmed Europe au Liban et réfugié palestinien qui s’est bien occupé de nous, Zeineb de l’association “Zaituna” qui nous a permis de rencontrer un grand nombre de personnes hauts placées et enfin, merci à Jalal Thaibesh, jeune réfugié palestinien de 22 ans (comme nous !) qui a été un guide/traducteur aux très grandes qualités et qui ne nous a pas lâché d’une semelle pour notre plus grand plaisir. Un grand merci aussi à tous ceux qui nous ont accompagnés durant nos déplacements et nos rencontres et qui ont rendu ce séjour unique en son genre.

Durant les 6 jours de la mission, nous avons tourné 3 heures d’interviews avec une trentaine d’intervenants dont des responsables hospitaliers, des infirmiers, un gynécologue, un médecin membre de Palmed Europe. Nous avons pu nous rendre compte d’une situation terrible concernant le système hospitalier dans les camps de réfugiés : La plupart des hôpitaux y sont privés et donc … Très cher ! Lorsque nous remarquons des scanners derniers cris qui semblent être utilisés une fois tous les 3 mois, c’est l’incompréhension. Aussi, le principal hôpital à l’intérieur du camp de réfugiés a été victime de nombreux dommages causés par des tirs de l’armée libanaise suite à des combats entre cette dernière et des combattants palestiniens.

En revanche, un grand hôpital du Croissant Rouge à l’entrée du camp accueille lui aussi bien les réfugiés palestiniens que les libanais sans le sous. Nous remarquons que les patients y sont beaucoup plus nombreux et qu’on y pratique notamment régulièrement des dialyses rénales. Nous avons eu l’occasion de visiter l’ensemble du bâtiment qui comprend des unités de soins intensifs, un laboratoire et de multiples services.Munir_Al_Maqdah

Nous avons aussi eu l’opportunité de nous entretenir avec les forces de sécurité du camp : les autorités policières et militaires dont notamment le Général Mounir Al Maqdah, chef au Liban des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa , la branche armée du Fatah. Il nous a expliqué globalement la situation très précaire du camp de réfugiés, notamment que la densité de population (officiellement de 100’000 réfugiés sur 1 kilomètre carré) et les conditions économiques, humanitaires faisaient du camp d’Ain Al Hilweh une véritable poudrière. Bien que les réfugiés nous accueillent toujours très chaleureusement et partagent avec nous tout ce qu’ils ont, les armes lourdes, présentent à chaque coin de “rue” du camp, montrent que la situation peut se gâter à n’importe quel moment et que les forces de l’ordre doivent disposer d’un sang froid et d’un professionnalisme sans égal.

Nous avons aussi rencontré des présidents d’associations dans de nombreux domaines : éducation, culture, soutien aux personnes handicapées, artisanat, santé. Des domaines diversifiés mais qui font face aux mêmes difficultés économiques, matérielles et logistiques. Les moments d’échange ont fait germer de nombreuses idées de coopération, notamment lorsque nous avons vu le matériel plutôt ancien utilisé par des personnes handicapés afin de produire et vendre des objets d’artisanat personnalisés. Le manque omniprésent est tragique, mais aussi très stimulant pour la poursuite de nos activités avec les camps de réfugiés palestiniens au Liban.

Le Teaser du reportage tourné lors de la Mission