L’OFCI nous a invité à découvrir la diversité et la richesse de la culture Palestinienne lors d’une rencontre avec des palestiniens et des franco-palestiniens le 20 avril 2018.

Pendant la soirée, une présentation powerpoint a été faite ainsi que des quiz qui nous ont permis d’apprendre des informations sur la Palestine différemment, nous avons abordé différents thèmes sur la Palestine en montrant des approches historiques et culturelles, ainsi que différentes traditions (au niveau de la cuisine, de la musique et de la danse). Ce pays est un des endroits les plus tourmentés et en même temps les plus riches en mémoire de l’histoire humaine.

La Palestine connaît une diversité et une coexistence des religions : islam, judaïsme et christianisme. Connaître l’histoire depuis le début nous a aidé à comprendre certains problèmes fondamentaux de la «question palestinienne», une question qui occupe toujours la politique internationale et nationale. Le conflit dure depuis plus d’un demi-siècle entre israéliens et palestiniens, deux peuples sans paix et sans nation.

Pour aborder la question palestinienne, il est nécessaire d’évaluer soigneusement les 3000 ans d’histoire et les caractéristiques du pays. Les territoires palestiniens comprennent les zones occupées par Israël avant 1967, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et certaines parties de la Cisjordanie, y compris les villes de Jéricho, Hébron, Naplouse et Bethléem, soit environ la moitié de ce territoire. l’Autorité nationale palestinienne exerce sa juridiction telle que prévue par la ratification des accords signés dans les années 1993-2000 avec Israël, qui a ainsi formellement reconnu la souveraineté palestinienne, bien que se réservant le droit d’intervenir à sa guise dans les territoires palestiniens pour des « raisons de sécurité ». Un privilège que n’ont pas les palestiniens.

La projection se termine par un hommage à la satire et aux caricatures représentant Handala, l’enfant déchaussé aux vêtements rapiécés, semblable aux semblable aux nombreux enfants qui vivent dans des camps de réfugiés et sorti de la plume de Naji Al-Ali, un caricaturiste palestinien assassiné par le Mossad en 1987.

Peu après nous avons abordé la cuisine palestinienne qui est généralement composée de légumes, de poissons, de viandes comme le poulet et l’agneau. Le condiment par excellence est l’huile d’olive. De plus, pour donner des arômes particuliers, les palestiniens utilisent beaucoup d’épices et de fruits secs, comme les amandes, les pistaches, les noix.

Nous avons ainsi pu déguster de la nourriture palestinienne comme la Knafeh une pâte feuilletée farcie au fromage doux, aux pistaches et arrosée de miel.

La cuisine appartient à la tradition arabe proche orientale la plus typique, avec des plats tels que le tabouleh, le kebab, la felafel ou encore le houmous. De même, la boisson la plus répandue est le café, une constante dans les occasions de sociabilité et un symbole d’hospitalité.

Enfin nous avons participé à la danse palestinienne « debkeh » qui est une danse populaire dans les pays du Moyen-Orient tel que la Liban, la Syrie, la Palestine, l’Irak. Le nom dérive du verbe arabe yadbuk qui signifie «piétiner les pieds sur le sol». Comme le suggère la signification même du nom, le mouvement des jambes est central à tous les types de debkeh.

La danse nécessite un groupe de 4 à 5 personnes jusqu’à des dizaines de personnes: les danseurs sont disposés en cercle ou demi-cercle et se mettent en file unique. À un rythme de danse, tout en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Selon le type de pas et de debkeh, les danseurs se tournent vers l’avant ou vers le centre du cercle ou du demi-cercle.

L’union du peuple palestinien à travers cette danse s’exprime joyeusement lors des mariages, et des naissances ainsi que les jours de rassemblement. Une magnifique manière de conclure avec cette danse qui représente l’amour des palestiniens pour leur terre et pour leur nation.