Je m’appelle Laura, j’ai 24 ans. Après avoir obtenu mon BTS en commerce, j’ai décidé de voyager afin de savoir vraiment ce que je voulais faire de ma vie. Je suis partie à l’île Maurice pendant 3 mois où je m’occupais d’un bébé et je faisais du bénévolat dans une association aidant les toxicomanes. J’ai été vraiment touché par la discrimination et les inégalités de cette île dite paradisiaque. Les populations ne se mélange pas du tout et les postes à responsabilité sont seulement pour une catégorie de la population. 

Quand je suis rentrée en France j’ai vu sur le groupe Facebook de la Fabrique citoyenne des mobilités un message de l’OFCI proposant une semaine à Las Palmas sur la discrimination et les droits de l’homme « Promote, act, live for the human rights ». 

Le projet consistait à travers divers ateliers de partager avec d’autres participants venant d’Europe (Portugal, Croatie, Estonie, Lituanie, Italie et France) sur la discrimination et les différents droits humains, les libertés et le respect de la diversité afin de développer nos connaissances et nous fournir des outils face à cela. 

Nous étions encadrés par 3 animateurs qui nous ont proposés des activités très intéressantes sur ce thème, on devait faire des affiches, des exposés, des jeux de rôles, ils nous montraient des vidéos… et nous étions 2 représentants de chaque pays. 

Chacun devait partager ses expériences et expliquer où il avait rencontré de la discrimination, c’était vraiment très riche de voir les différences entre les pays d’Europe, les problèmes ne sont pas les mêmes (l’égalité homme/ femme, le racisme, la xénophobie …).

Le soir, les animateurs organisaient des soirées multiculturelles où chaque pays devait présenter son pays, on devait ramener quelque chose de son pays, il y avait vraiment une bonne ambiance.

L’activité que j’ai préférée était un jeu de rôle sur l’immigration. Ils nous ont fait fermer les yeux et ont mis en place le contexte : c’était l’histoire d’un village saccagé par les rebelles, la population n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner le village et de fuir. Puis ils nous ont séparés en 3 groupes: les habitants du village, la douane du pays voisin et 2 médiateurs voulant aider la population du village à entrer dans le pays. Les habitants ont dû se créer un passeport puis les négociations ont commencé. C’était vraiment difficile, j’étais un habitant et on devait absolument rentrer par tous les moyens afin de survivre.

J’ai bien aimé aussi faire des affiches et des exposés, on devait découper des images dans des magazines pour expliquer la discrimination dans notre pays … 

L’hôtel, où nous étions, était à 2 minutes de la plage, c’était vraiment magnifique, on a aussi beaucoup visité la très belle ville de Saint Telmo ! Le dernier jour il y avait un concert sur la plage, ambiance vraiment sympa. 

Cette formation était en anglais, ce qui rajoutait un challenge supplémentaire à ce thème déjà difficile. Ça m’a permis de m’exprimer, de donner mes idées (moi qui de base est plutôt discrète). Ça m’a vraiment beaucoup apporté, et maintenant je sais que le commerce me correspond plus. Je veux continuer à aider les gens, les outils apportés par cette formation me sont très utiles. Après cela je suis partie en Bulgarie pour faire du volontariat.