Tous concernés, quelle que soit notre nationalité, nous étions 17 jeunes de 8 nationalités différentes à nous rassembler autour de cette thématique pour mieux en cerner les enjeux. Le centre de réhabilitation dans lequel nous avons été accueillis constitue un lieu de répit pour les familles touchées par le handicap. Cela avait alors d’autant plus de sens que la formation se tienne en ces lieux.

La semaine a été ponctuée d’ateliers servant de supports aux échanges interculturels. Ils ont contribué à ce que nous partagions et confrontions nos diverses expériences. Cette diversité a été d’une grande richesse dans les échanges et a permis d’élargir le propos autour de la notion d’identité et de ses multiples facettes. Peut- on considérer que les incapacités font partie de l’identité de celui qui y est confronté? Chacun se fera son idée après les échanges que cela a suscité. Le principe étant de mener une réflexion collective et non de nous apporter des réponses toutes faites. Les débats contribuent à nous faire progresser aussi bien en anglais que dans notre langue maternelle car il reste important de s’accorder sur le sens que l’on attribue aux mots que l’on emploie.

Nous avons également eu l’opportunité de visiter une école spécialisée. Ce fut une véritable inspiration pour certains participants originaires de pays où de tels dispositifs n’ont pas encore vu le jour. Nous avons ainsi découvert un environnement adapté aux besoins spécifiques des enfants atteints de Trouble du Spectre Autistique. Les effectifs y sont réduits, les espaces aménagés, le matériel adapté  et les emploi du temps ritualisés.

Au delà des apprentissages, cette formation a l’instar des autres projets OFCI, favorise le développement du réseau des participants et permet d’échanger autour des différents outils que nous pouvons mettre en oeuvre. Les frontières qui nous sépareront à nouveau à l’issue du projet, ne viendront pas défaire les liens qui se tissent rapidement lors de cette expérience partagée. Plus que jamais européenne, c’est en Macédoine que je vais poursuivre ma route Erasmus, comme volontaire dans un établissement spécialisé auprès d’enfants autistes.

Témoignage d’Astrid Chappot