Gaza, une petite bande de terre pleine d’espoir de paix

Vendredi dernier, le bar Live avait baissé l’écran afin de faire découvrir Gaza sous un nouveau jour.

Youri Bergoug, président de l’OFCI (Organisation Française de la Coopération Internationale), accompagné de son père, Abdelkader, a présenté sa réalisation au public. Du 8 au 15 décembre, Youri est parti à la rencontre des Gazaouis. À travers son film de 40 minutes, il a voulu rencontrer ce peuple souvent meurtri par la guerre et réunir quelques témoignages et sentiments de personnes qui ont tout perdu. « Je veux parler de Gaza à ma manière et montrer au monde qu’il y a de l’espoir, explique-t-il. Il y a beaucoup de changements qui vont dans le bon sens à Gaza, mais il reste beaucoup à faire. On est proche d’une solution au problème. »

Youri désire créer un véritable partenariat entre Gaza et l’Europe, en apportant du matériel médical, scolaire et en développant un atelier de confection de vêtements, car cette petite bande de terre ne permet pas aux Gazaouis d’être auto suffisants. Ils sont obligés d’importer et le blocus israélien n’arrange rien. « Nous voulons développer le commerce par l’ Égypte » ajoute-t-il.

Ce petit film, réalisé à l’aide d’un simple caméscope, montre les dégâts des drones israéliens, des personnes civiles blessées ou celles qui ont tout perdu, mais il n’a pas voulu faire un film noir. À travers chaque image, Youri laisse entrevoir une lueur d’espoir, comme cette table de jardin avec son parasol posé parmi les gravats, ou cette petite fille qui chante la vie à côté d’un immeuble détruit, ou encore ce restaurant unique au monde, tenu par des sourds muets. En quittant Gaza, Youri est parti le cœur plein d’espoir. « La seule tristesse, c’était de repartir. » conclut-il.

Il y retournera au printemps prochain, avec l’espoir d’y voir un réel changement.

Source : La Voix du Nord (Roubaix) 13/01/2013