L’immigration, un sujet complexe au cœur de tous les débats et sur toutes les bouches. Lors des dernières élections en Grèce, la ville de Sparte détenait le taux le plus élevé de voix en faveur du parti Aube Dorée, l’équivalent du Front National français. Face à ce constat, l’association grecque Horizons For Youth a mis en place le projet Everyone Is a Foreigner Somewhere auquel l’OFCI a été invitée à participer. La France, la Grèce, l’Italie, la Hongrie, la Slovénie, la Turquie, la Suède et le Royaume-Uni étaient ainsi présents, autour de discussions et échanges découlant inéluctablement sur la question de la xénophobie et du racisme engendrés tous deux par la situation géopolitique actuelle. Nous étions tous présents dans le même but : faire tomber les barrières, comprendre et analyser le sujet de l’immigration et les problèmes qui y sont liés, du point de vue de chacun, à travers les yeux et la culture de l’autre.

Après avoir pris nos repères et visité les endroits somptueux que renferment la ville d’Athènes, dont l’Acropole, les activités ont commencé pour les participants : dans une initiation au métier de reporter, nous nous sommes divisés en 6 groupes et avons interrogé les habitants locaux sur des sujets tels que la xénophobie, la crise des réfugiés, l’islamophobie, ce qui a donné lieu à des interviews filmées disponibles sur la chaîne YouTube de l’OFCI. Afin d’adresser le thème de l’islamophobie, nous nous sommes prêtés au jeu de l’interprétation, plus particulièrement dans un jeu de rôle simulant un conseil municipal mettant en scène une confrontation d’opinions dans l’hypothèse d’une éventuelle construction de mosquée. Les participants se sont alors amusés à développer une argumentation, pour et contre, et les diverses opinions de chaque parti politique, des habitants, des journalistes et associations se sont exposées. Le voile a été levé sur certaines idées reçues suscitées par le conflit présent entre Moyen Orient et Occident, qui influence de manière conséquente le quotidien des européens musulmans et leur image. Chaque groupe a présenté, lors d’activités théâtrales, des mises en scène illustrant une situation de xénophobie. Des discussions variées nous ont menées à aborder les conséquences de cette crise de l’immigration, notamment et majoritairement l’islamophobie, l’Islam en opposition au Terrorisme, les réfugiés, et la place des médias dans l’influence de nos opinions sur le sujet. Sur la note de l’humour, nous avons également pris plaisir à divulguer les stéréotypes et clichés de chaque pays présents… Les français seraient donc bel et bien râleurs!