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Découverte de la Street UniverCity

Le deuxième jour, après le petit déjeuner à l’auberge et un peu de marche en direction de la StreetUniverCity, nous avons débuté les ateliers avec un “échauffement” conduit par notre partenaire allemand. Puis nos amis italiens nous ont présenté brièvement l’objectif du projet et l’historique de sa coopération avec l’association de Giovanni di Sera. Nous avons aussi eu la chance de nous présenter aux autres. Ensuite, nous avons été divisés en deux groupes et nous avons commencé à jouer à un jeu de société. Cette activité était directement liée à développer la cohésion de groupe. Les différents défis de ce jeu tels que chanter, danser et répondre à des questions liées à l’exclusion sociale, nous ont permi de sortir de notre zone de confort et libérer notre créativité.

Après le déjeuner, les organisateurs nous ont fait découvrir l’atelier suivant, atelier ayant pour objectif l’apprentissage des concepts basiques et des valeurs de l’inclusion et de l’exclusion. Chacun avait un rôle assigné que nous étions tenus de jouer, par exemple, j’étais un réfugié situé à l’extérieur du cercle que nous avions formé. Il nous était ensuite demandé de collecter aussi vite que possible de l’argent, symbolisé par des pâtes, situé au milieu du cercle. Nous étions ensuite séparés en trois classes sociales: la haute, moyenne et basse. Il était ensuite possible pour les classes favorisées d’aider ceux qui l’étaient moins. Après la simulation, il nous était demandé de préparer une stratégie afin de combler le fossé économique entre les plus pauvres et la classes moyennes. Nous avons donc formé 3 groupes liés aux rôles que nous avions reçus au commencement de l’activité. Finalement, ce qui semblait facile au début ne l’était pas en réalité. Aider les autres, ce n’est pas seulement donner de l’argent. Ca requiert beaucoup d’efforts personnels et la collaboration de l’ensemble de la société, incluant les plus riches et les jeunes. Pour donner la chance aux autres d’améliorer leurs conditions de vie, il est nécessaire de créer une plateforme où toute la société coopère. Le processus commence lors de l’enfance. En effet, les plus jeunes ne font pas la différence entre les êtres humains. Ensuite, sous la pression du des stéréotypes véhiculés dans les médias, à la maison et ailleurs, ils commencent à discriminer les plus pauvres et les personnes différentes physiquement.

Les Réfugiés

En partant de mes connaissances à propos des réfugiés, un sujet épineux, maintenant en proie aux débats en Europe, j’ai essayé d’imaginer ce dont ils ont besoin lorsqu’ils débutent le voyage de leur vie à travers différents pays. Il m’est apparu évident qu’ils ont besoin d’éducation, cours de langues, activités sociales, d’une aide financière, d’un logement et d’expérience professionnelle qui pourrait avoir lieu dans le cadre de stage en entreprise, mais surtout, ils ont besoin d’inclusion sociale.

A mon avis, la proposition stratégique la plus touchante a été présentée par Nancy, une bulgare, qui s’est entièrement immergée dans son rôle de réfugié et qui a délivré un discours sur le soutien étape par étape dont elle aura besoin pour une nouvelle vie dans un pays différent en tant que membre d’une classe sociale basse. Sa présentation, facilitée par le dessin sur un paperboard, a mis en évidence son évolution sociale et les différents types d’assistance auxquelles elle a eu recours. C’était simplement magnifique, la façon dont elle a mis l’accent sur l’importance de la sensibilisation sociale et la gentillesse que chaque réfugié ou personne exclue socialement ne doit pas oublier après avoir réussi dans la vie et qu’il est important de ne pas oublier d’où l’on vient et travailler pour aider les personnes qui sont à présent dans la même situation.

Des émotions, mais pas seulement…

Cette journée pleine d’émotions m’a suprise. Après cet atelier sur l’exclusion sociale, nous avons débuté en groupes l’analyse et la définition de plusieurs mots tels que équité, diversité et égalité. Nous présumions qu’égalité signifie identique, qu’en gros ça signifiait donner à tout le monde la même chose, alors qu’équité signifiait donner accès à tous aux mêmes opportunités. L’atelier a contribué à ouvrir le débat, que nous avons conclu en déclarant que l’équité doit être assuré avant l’égalité, égalité qui n’est pertinente que si nous partons du même point de départ.

Après cette séance de brainstorming, nous avons eu droit à un peu de temps libre puis nous nous sommes rendus dans un restaurant marocain pour le dîner. Nous avons du enlever nos chaussures afin de nous asseoir dans le salon de sol typique. Nous avons pu expérimenter un repas traditionnel du Nord de l’Afrique et Proche Oriental. Un moment magique.

Article d’Iwona Fillimowska, traduit de l’anglais par Youri Bergoug

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– Vidéo du Projet à Berlin –